Au Royaume-Uni, Richard Bartholomew tiens le site Barthsnotes.com

Récemment, Richard a réalisé un article sur un débat opposant la « Ligue anglaise de défense » (un groupe extrémiste de droite ) et le groupe » l’Initiative du Débat musulman ».

Richard conclut son article en citant un message insultant posté par un certain Charlie Flowers sur Facebook (qui réagit à un article du Magazine Searchlight sur le sujet).

Malheureusement, nous ne pouvons pas vous mettre le lien de l’article car Richard a été forcé de l’effacer pour des question de « viol de droit d’auteur ».

Avant -hier soir, le site de Richard a été mis entièrement hors ligne par son hébergeur (Dreamhost), tout cela à cause d’une ridicule demande de retrait au nom du droit d’auteur de Charlie Flower.

Sur Facebook, Charlie Flower avait interdit à quiconque de reproduire ce qu’il avait écrit.

[box] « Charlie Flowers se présente comme étant un militant contre l’extrémisme islamique. Il dirige un groupe Facebook qui vise à soutenir des groupes musulmans modérés, où il fait souvent des commentaires abusifs sur les gens qu’il n’aime pas. » indique Richard à TorrentFreak.[/box]

Dans le cadre de ses élucubrations sur Facebook, Flower a traité le site Searchlight de «racaille»,ajoutant:

[box] « Searchlight sont des chiens à vomir. Ils sont pires que des pédophiles. En fait, ils devraient être traités comme tels.« [/box]
Charles Flowers a alors averti que tous les « non-membres » de sa page Facebook avaient interdiction de prendre des captures d’écran ou de reproduire des  messages des membres sans autorisation.

[box] [/box]
Inutile de dire que comme nous le faisons ici, Richard a ignoré les menaces… jusqu’à ce que son site ne soit totalement déconnecté  après que Charlie Flowers se soit plaint à Dreamhost (son hebergeur ) que l’article  portait atteinte à ses droits d’auteur .

[box]  « Nous avons reçu une demande de retrait en vertu de la loi DMCA (Digital Millennium Copyright Act) concernant le contenu prétendument contrefait hébergé sur votre site, »indique  Dreamhost à Richard.

« L’auteur de la plainte (Fleurs Charles) affirme, sous peine de parjure, être ou représenter le propriétaire du copyright de ce contenu.

Conformément à l’article 17 USC § 512 (c) , nous avons supprimé l’accès au contenu en question. « [/box]

Dreamhost a fait promettre à Richard de supprimer le contenu avant que le site ne soit rétabli, et lui a donné la possibilité d’émettre une contestation.

Toutefois, cette affirmation doit inclure l’adresse de son domicile qui sera remise à Flowers, mais à en juger par le caractère de Flowers (il indique publier un livre dans lequel il dépeint délibérément  ses détracteurs de »sales pédophiles « ), qui voudrait lui fournir cela?

En conséquence, la page reste inaccessible (sauf si vous allez sur le cache de Google copie du cache ).

[box]«L’idée que quelqu’un soit en mesure d’interdire toute citation est manifestement absurde, et rendrait n’importe quel type de journalisme impossible», conclut Richard.[/box]

Et voilà comment des lois prévues pour défendre l’industrie du divertissement des vilains pirates, permettent d’étouffer  la liberté d’expression et de faire taire les voix dissidentes…

PS : En France, nous ne sommes pas à l’abri de telles menaces, puisque les même règles sont imposées aux hébergeurs par la loi LCEN

[button link= »http://torrentfreak.com/online-thug-dmcas-critics-site-off-the-internet-over-16-word-rant-121011/ » newwindow= »yes »] TorrentFreak[/button]

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