[box] « Bien sûr, je m’excuse auprès de M. Dotcom, et je m’excuse auprès des Néo-Zélandais. »[/box]

Telles étaient les paroles humiliantes prononcées aujourd’hui par john Key, le 1er ministre de Nouvelle-Zélande,  après qu’une enquête ait révélé que le  service de sécurité NZ avait espionné illégalement Kim Dotcom et ses associés.

Lors d’une conférence de presse après la publication du rapport, john Key a déclaré que les Néo-Zélandais avaient le droit d’être protégés par la loi et que le gouvernement avait «omis de leur fournir une protection . »

Les conclusions du rapport, diffusées ce matin, sont une source d’embarras clair pour le gouvernement.

Mais comment Dotcom a-t-il pu être surveillé illégalement? Les réponses à cette question supposée se trouvent dans une section du rapport intitulée «problème de confusion».

Le Government Communications Security Bureau ( GCSB ), chargé  d’espionner des entités externes,  aurait été mal informé par la police : celle-ci aurait indiqué que Dotcom était un ressortissant étranger (car il a la nationalité allemande/finlandaise). Le GCSB aurait donc pensé que cela relevait de leur responsabilité.

Toutefois, Dotcom dispose d’un visa qui, depuis la loi de l’immigration de 2009, lui donne le statut de résident permanent, et ne permet donc pas au GCSB de l’espionner.

Toutefois, selon un  document  publié par ComputerWorld, la police semblait connaître  clairement le statut de résident de Kim Dotcom lorsqu’ils ont compilé un document appelé «dossier bleu» afin d’aider le Groupe spécial anti-terroriste ayant participé à la perquisition.

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Hier, David Shearer, de l’opposition, indiquait qu’il était peu probable que le 1er ministre ne soit pas au courant car il était censé donner son aval personnel au  GCSB.

Aujourd’hui, d’autres personnages politiques indiquent qu’il est peu probable et peu crédible qu’il s’agisse d’une erreur.

[box] « Le GCSB connaît cette loi, ils travaillent sous cette loi tout le temps, il est impossible de croire que le GCSB ne savait pas qu’ils n’avaient pas le droit de les espionner», indique Russel Norman co-leader du parti des verts.[/box]

Sur Twitter, Dotcom a annoncé au 1er ministre qu’il acceptait ses excuses, mais il appelle à une veritable enquête sur les accusations qui sont portées.

[box] « J’accepte vos excuses, mais montrez votre sincérité en soutenant une véritable enquête, transparente et indépendante sur toute l’affaire Mega ».[/box]

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