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Aujourd’hui, lors d’un recours devant la Haute Cour d’Auckland, Kim Dotcom  a expliqué de quelle manière la police l’a agressé pendant la perquisition de son domicile.

L’audience est planifiée sur trois jours,  après que les mandats de perquisition utilisés aient été déclarés invalides.

Lors de l’audience Dotcom indique que si les autorités avaient frappé à sa porte au lieu de l’enfoncer, il aurait volontiers coopéré.

[box] »Si quelqu’un avait frappé à notre porte et nous avait dit qu’il avait un mandat de perquisition, je les aurais laissés entrer »[/box]

Il explique ensuite que la police aurait pu l’arrêter quelques heures auparavant alors qu’il avait un studio de musique très tôt le matin vers 4h30.

Aux questions sur le fait qu’il aurait eu le temps de crypter ou détruire des fichiers et des liens sur ses ordinateurs, Dotcom dit que c’était « ridicule ».

Dotcom explique qu’ au moment du raid, il était dans le lit et attendait l’installation d’ une mise à jour de Windows sur son ordinateur. Il explique ensuite avoir a entendu un hélicoptère et a d’abord pensé que c’était des personnes arrivant pour célébrer son anniversaire.

Toutefois, il indique s’être rendu compte que quelque chose n’allait pas lorsque l’hélicoptère  a commencé à soulever des pierres sur les vitres de la maison en atterrissant dans la cour.

[box] »Peu de temps après, j’ai entendu que  la porte se faisait enfoncer. »[/box]

Dotcom indique avoir à ce moment appuyé sur un bouton qui a alerté son équipe de sécurité et envoyé un SMS à tout le monde dans la maison. Il est ensuite parti se réfugier dans une pièce sécurisée appelée la « chambre rouge ».

Dans la chambre rouge, il y avait une arme à feu, pour un cas d’urgence.

Dotcom indique que sa sécurité  est assurée par ses gardes du corps et que les deux premières balles dans le canon étaient en caoutchouc afin de pouvoir repousser un éventuel agresseur.

Il indique qu’il avait des raisons de craindre pour sa sécurité. Alors que lui et sa femme vivaient dans les Philippines, il indique avoir reçu des menaces proférées contre lui, et que le gouvernement avait alors fourni des gardes du corps pour toute la famille, prenant les menaces au sérieux .

Lorsque la police entra dans la chambre sécurisée, Dotcom était assis derrière un pilier. Dotcom réfute les Allégations selon lesquelles il aurait  fermé la porte au nez d’un policier.

Dotcom indique n’avoir réalisé que les hommes dans sa maison étaient des policiers, qu’ après que ces derniers ne soient arrivés à proximité de la chambre secrète .

[box] »J’ai entendu des bruits forts de claquement. J’avais  juste peur et était inquiet.  J’ai pensais que je ferais mieux d’attendre qu’ils arrivent à moi … plutôt que de les rejoindre et d’effrayer quelqu’un qui aurait pu me tirer dessus. »[/box]

Lorsque la police est entrée, il a indiqué avoir mis ses mains en l’air.

[box] « ils étaient tous sur moi. J’ai reçu un coup de poing au visage, des coups de pieds pour me mettre à terre, un genou dans les côtes… Un homme se tenait debout sur ma main, « indique t’il à la cour, ajoutant qu’il a été ensuite poussé sur le sol et ses poignets attachés par des câbles . « Ils étaient très serrés. Je criais. »[/box]

[box] »C’était très spectaculaire. Notre belle maison a été transformée en une maison hantée. La vie n’est plus la même après ce qui s’est passé. »[/box]

Lors de l’audience , la cour entendra prochainement des membres du Groupe anti-terroriste ayant participé à l’assaut.

Les images de la vidéo surveillance ont également été saisies par la police durant le raid, et font partie des preuves auxquelles Dotcom veut accéder devant la cour. 

Cependant, le ministère souhaite que toutes images et vidéos des caméras de surveillance ayant filmé la perquisition soient  supprimées, afin de ne pas révéler des tactiques policières secrètes…

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