Australie : La police accusée de piratage de masse de logiciels !

La police australienne est impliquée dans un piratage massif de logiciels.

La société de logiciels Micro Focus affirme que la police fait une utilisation non autorisée de son logiciel ViewNow, dont elle se sert pour accéder à la base de données du renseignement criminel du SPPC.En outre, il est allégué que la police a partagé le logiciel propriétaire avec des tierces parties. 

Micro Focus porte l’affaire au tribunal et exige au moins 10 millions de dollars de dommages et intérêts.

La police aussi n’est manifestement pas le bon exemple quand il s’agit de la violation du droit d’auteur. En 2008, les ordinateurs des forces de la police d’Australie du Sud  ont étés connus pour contenir des centaines de films piratés.

Il y a, cependant, un cas en cours encore plus incroyable où la police est accusée de piratage massif de logiciels  permettant d’accéder à sa base de données de renseignement criminel.

Le logiciel en question, ViewNow, est développé par l’entreprise Micro Focus au Royaume-Uni. Bien que la société ait dans le passé vendu une licence de son logiciel à la police, il a été découvert il y a près de deux ans que la police a réalisé et utilisé des milliers de copies non autorisées.

Pire encore, la police a également partagé le logiciel avec des tierces parties telles que le   »Ombudsman’s Office », le ministère des Services correctifs et la « Police Integrity Commission ». Tout cela sans aucune autorisation de la société propriétaire du logiciel.

 

Dans une tentative d’obtenir une compensation pour les revenus non perçus durant plusieurs années, la société  Micro Focus a déposé une plainte dans laquelle elle exigeait plus de 10 millions de dollars de dommages-intérêts. 

Bruce Craig, directeur de Micro Focus, explique qu’il ne voyait pas d’autre choix que d’intenter des poursuites, car la société ne peut aller vérifier elle-même dans les commisariats.

  »Quand quelqu’un pirate votre logiciel, vous pensez appeler la police ? mais dans ce cas, ils sont des pirates! « 

   »C’est potentiellement un crime qui doit être traité comme une affaire civile, car tout le monde a les mains sales », a-t-il ajouté. « Les victimes ne peuvent pas se plaindre à la police car c’est la police qui commet le vol! »
  

Au centre de la bataille juridique,Micro Focus affirme que la police avait l’autorisation d’installer ViewNow sur un maximum de 6.500 ordinateurs, mais l’a fait sur plus de 16.000 postes informatiques. 

En outre, la police a effectué et partagé des copies avec d’autres organisations sans aucune autorisation.

   »Les licences étaient pour la police seulement. Pourtant, la police a copié et distribué nos logiciels comme des confettis « 

   »Ils n’ont payé pour aucune licence supplémentaire. C’est incroyable. Ils représentent une organisation qui est complètement hors de contrôle. « 
  

La police aurait pu dire qu’ils ne sont pas au courant des restrictions. Mais au lieu de cela, ils prétendent qu’ils pourraient utiliser des copies autant qu’ils le souhaitent, selon leur interprétation du contrat.

Micro Focus  soupçonne également la  police d’avoir remplacé le logiciel ViewNow par une alternative appelée NetManage. Cette application appartient également à Micro Focus, et la police n’aurait aucune autorisation pour l’utiliser.

Qui a raison et qui a tort sera éventuellement décidé par le tribunal, mais il y a déjà une partie perdante – le contribuable. La police a déjà dépensé des centaines de milliers de dollars en frais juridiques, et l’affaire vient à peine de commencer.

 

http://torrentfreak.com/australian-police-accused-of-mass-software-piracy-120424/

 

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Author: Benjaltf4

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