Lundi, nous vous rapportions que le service russe RapidGator annonçait sa fermeture après un boycott de la part de Paypal 

C’est cette fois-ci au tour du service Français Uptobox, de subir le même sort.

 

« Tous les fonds ont été gelés pendant une durée d’au moins 90 jours, nous empêchant de payer les serveurs une semaine à peine avant leur échéance« , nous explique son administrateur. « Le compte est restreint, mais peut toujours recevoir les paiements« . En revanche, pendant au moins 90 jours, et jusqu’à 180 jours, les fonds ne peuvent pas être débloqués.

« Ils semblent maintenant faire la sourde oreille puisque je suis sans réponse de leur part à la suite de ce blocage, datant de la semaine dernière, alors qu’ils me répondaient généralement dans les 24 heures« .

Mais ce n’est pas tout ! Google a également fermé le compte Adsense d’Uptobox, sans fournir d’explications précises.

« La violation de copyright a été invoquée et le compte a littéralement été clôturé. Leur email ne contenait pas de liens valides et ne proposait pas non plus de faire appel de leur décision. Bien sûr, l’intégralité des gains publicitaires ont été supprimés« , raconte l’entreprise à Numérama.

La décision soudaine de PayPal est d’autant plus difficile à comprendre que Uptobox semble respecter la législation sur le droit d’auteur, en s’efforçant de conserver un strict statut d’hébergeur, protégé par la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Il n’intervient pas dans le choix des contenus hébergés, ne propose aucun moteur de recherche permettant de trouver les fichiers hébergés, et « les liens signalés sont supprimés dans les 24 à 48 heures, suivant le nombre de demandes de retrait à traiter« , nous assure Uptobox.

Comme le rappelle Numérama, Uptobox semble respecter la loi LCEN et  « les liens signalés sont supprimés dans les 24 à 48 heures, suivant le nombre de demandes de retrait à traiter« ,  assure Uptobox à Numérama.

De plus, UptoBox ne rémunère pas les utilisateurs qui envoient des fichiers populaires sur ses serveurs.

« Je vais tenter d’intervenir auprès de Paypal, afin de récupérer les fonds bloqués, et pouvoir ainsi payer complètement les prestataires avec qui je travaille. D’autres services devraient être mis en place afin de ne pas bloquer le système d’abonnement premium dont le site dépend pour survivre« , explique l’administrateur d’Uptobox.

« Le développement d’Uptobox ne devrait pas être interrompu, toutefois je lance ouvertement une demande de soutien, afin de ne pas laisser le site risquer de fermer sur la simple décision de deux entreprises américaines qui font un peu leur loi et mettent en péril le travail de plusieurs personnes durant tout une année, ainsi que leurs emplois et leurs finances« .

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pourNumerama.com

 
Et dire que ACTA n’est pas encore passé…

En avez vous marre de voir votre internet se censurer à petit feu, sans aucun jugement ni procès, dans le seul but de défendre les majors du droits d’auteurs annonçant des pseudos pertes contredites par toutes les études indépendantes?

Alors rejoignez la Grande Manifestation du 10 mars pour dire NON à la censure et à la surveillance des internautes ! ACTA, HADOPI, LOPPSI… C’est NON !

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