Suite à une nouvelle audience ce matin de la Haute cour de Nouvelles Zélande, la libération sous caution de Kim Dotcom a une nouvelle fois été refusé. Le fondateur de Megaupload, a déclaré au tribunal qu’il avait été frappé par des policiers lors de son arrestation. Kim a également ajouté que pendant son incarcération, il n’a pas seulement été approché par des femmes qui voulaient être amies avec lui, mais aussi par un expert en création de faux documents.

Aujourd’hui Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload est apparu devant la haute cour de Nouvelle zélande pour continuer son combat contre son extradition vers les Etats unis, pour les chefs d’inculpation d’infraction aux droits d’auteur, de racket, et de blanchiment d’argent.

Kim Dotcom est maintenu en détention depuis que des dizaines de policiers ont perquisitionnés sa maison le mois dernier après de longues investigations du FBI.

Lors de l’audience, l’avocat de Kim Dotcom, a interjeté appel de la décision prise la semaine dernière refusant à l’homme de 38 ans et de nationalité Allemande d’être remis en liberté sous caution.

Le juge McNaughton a conclu qu’avec toutes ses ressources Kim Dotcom représente un risque de fuite non négligeable.

La défense a déclaré que Kim a plusieurs problèmes de santé qui ne peuvent pas être correctement traités en prison – dont l’un serait le diabète – ajoutant que le fondateur de Megaupload souhaiterait pouvoi passer du temps avec sa femme qui est actuellement enceinte de jumeaux.

L’avocat a également ajouté que ce n’est pas parce que Kim Dotcom possède un hélicoptère et un jet privé, que ce dernier les utiliserait pour tenter de fuir le pays.

Quand ce fut au tour de Kim de prendre la parole, il expliqua à la cour que le mois denier,  lors de son arrestation de grande envergure, la police l’avait agressé après l’avoir découvert dans la Panic-Room, (salle sécurisée de la maison) appelée la »Chambre Rouge ».

 » J’ai été frappé au visage, j’ai été jeté au sol. Un gars se tenait debout sur ma main, mes ongles ont été brisés , ma main était en sang. C’était très agressif. »

Kim a également expliqué comment durant son emprisonnement, il avait reçu de « drôles de visites », des appels téléphoniques et des contacts avec des gens qu’il n’avait jamais vu ni connu, et même des femmes qui voulaient être son ami.

Il aurait reçu un appel téléphonique non sollicité d’une personne qui se prétendait être « procureur », et qui en retour d’une « aide financière » aurait aidé Kim a être libéré sous caution.

« j’ai immédiatement refusé et transmis le numéro à l’officier » a déclaré Kim

Un autre aurait lui expliqué être un faussaire de documents…

« Si des gens m’approchent pour me faire ce type de propositions, je leur dit d’aller en enfer. »
 « Je n ‘ai aucune intention de m’enfuir. » a précisé Kim.

Mais l’avocat pour le gouvernement des Etats Unis, a précisé que les risques de prendre la fuite de la part du résident Neo zélandais étaient trop importantes, un point de vue que partage le tribunal.

Décrivant Kim Dotcom comme un « vol a très haut risque », la justice a de nouveau refusé la libération sous caution.

Kim Dotcom devra se représenter au tribunal le 22 février pour une demande d’extradition.

 

http://torrentfreak.com/megaupload-founder-accuses-police-of-assault-denied-bail-again-120203/

 

Merci à @PatrickPaumard pour l’aide pour la traduction 😉

Partagez cet article :