Et bien voilà, la nouvelle est tombée ! Robert Thollot, prof accusé 3 fois par l’ hadopi d’avoir téléchargé et partagé des fichiers pirates sur le réseau P2P, ne verra pas sa connexion internet coupée et n’aura pas non plus d’amende de 1500 €.

Fausse route pour l’Hadopi? Dans cette affaire, l’ hadopi avait pourtant à 3 reprises repéré son adresse « free wifi » sur le réseau P2P.

Défendu par « SOS-HADOPI », le professeur avait toujours dit qu’il était innocent.

Finalement, c’est par courrier reçu en fin d’année que le professeur a appris que l’HADOPI « décidait de ne pas transmettre en l’état son dossier au procureur de la République ».

Sauf que ce qui nous chiffonne dans tout ça c’est quoi? C’est que l’Hadopi attaque le « défaut de sécurisation ».

Or, même si Robert Thollot n’a effectué aucun téléchargement illégal, c’est bien son IP qui a été repérée grâce à la parfaite méthodologie de TMG, avec une fiabilité qui ne peut être remise en cause, comme nous l’a récemment rappelé le ministère de la culture.

Du coup pour quelles raisons Robert thollot ne serait-il pas poursuivi alors que (selon Hadopi) le relevé de son IP prouve soit un téléchargement illégal, soit un défaut de sécurisation?

La 1ere raison plausible : les données de TMG ne sont pas fiables, ou en tout cas n’ont aucune valeur. Pas possible de le poursuivre vu que celui-ci n’avoue pas son crime.

La seconde : La Hadopi ne peut qu’ attaquer le défaut de sécurisation, hors elle (ou TMG) ne peut différencier un internaute qui s’est fait pirater sa ligne d’un internaute qui voit son IP injectée sur le réseau (faux-positif)… Donc vu que l’ hadopi ne peut  démontrer qu’il  ne s’agit pas d’un « faux-positif »,  si l’internaute explique que sa ligne est sécurisée, aucun moyen pour Hadopi de le poursuivre…

Surtout que dans notre cas, il s’agit d’une IP fixe FreeWifi. Il n’est même pas question ici de WEP ou WPA, mais d’un simple mot de passe rattaché au numéro de votre freebox, qui vous permet lors de vos déplacements de vous connecter aux freebox alentour. Et pour la cracker, pas besoin d’être un pirate…le mot de passe pouvant se changer en quelques secondes.
Certes il faut entrer chez la personne (lol) mais si vous êtes chez free, n’importe  qui utilisant votre ordinateur est capable en moins d’1 minute de récupérer vos identifiants « free wifi » et de les utiliser de chez eux. Mieux vaut ne pas partir aux toilettes si votre ordinateur est allumé et que vous avez de la visite !

Bon, vous l’aurez compris, Hadopi n’est qu’une coûteuse machine à SPAM qui ne sert à rien, en tout cas certainement pas à prouver des téléchargements illégaux ou des défauts de sécurisation.. à moins que l’internaute n’avoue lui-même son horrible crime…

 

http://www.numerama.com/magazine/21189-hadopi-l-enseignant-robert-thollot-a-bien-ete-absous.html

Partagez cet article :