Alors que la plupart des majors de l’industrie du divertissement sont en guerre  contre le partage de fichiers, la SAC (Songwriters Association of Canada) n’est pas de cet avis

La SAC représente plus de  1500 artistes canadiens.

La SAC  pense que de nos jours, les consommateurs devraient avoir accès à toutes les musiques du monde, une ambition que seul le partage de fichiers pourrait réaliser.Ainsi, au lieu de s’attaquer aux sites P2P et a ses consommateurs, la SAC souhaite légaliser le partage de fichiers, tout en compensant les artistes dont les œuvres sont partagées.

« Les gens ont toujours partagé de la musique et ce sera toujours ainsi . La musique que nous partageons définit qui nous sommes. L’importance de la musique dans le tissu de notre propre culture, ainsi que ceux du monde entier, est inextricablement liée à l’expérience du partage », écrit la SAC  dans une proposition détaillée.

Selon l’association, le partage de fichiers doit être présentée comme une opportunité plutôt qu’une menace pour l’industrie musicale. Pour prouver ce point, la SAC a essayé de convaincre les autres parties prenantes que c’est une bonne idée de monétiser le partage de fichiers par une sorte de système de licences pour les consommateurs.

« La  partage de fichiers musicaux est une dynamique,et présente une formidable opportunité pour les créateurs et les détenteurs de droits. Si un système de monétisation juste et raisonnable est mis en place,  tout le monde en profitera, des consommateurs aux FAI. « 

« En tentant de  monétiser une technologie spécifique, les créateurs de musique et détenteurs de droits poseront des bases solides  d’un modèle d’affaires qui pourra être exploité pendant des décennies, plutôt que de tenter la tâche presque impossible de l’éradiquer, »

Avec ce qui précède, l’Association critique indirectement la position rigide des grands labels et de la RIAA lorsqu’il s’agit d’innovations techniques.

Qu’il s’agisse de l’invention de la radio, la cassette ou le partage de fichiers, les majors  ont continuellement considéré les nouvelles technologies comme une menace au lieu d’une avancée qui pourrait aider à promouvoir  la musique.

« Nous pensons que la pratique [de partage de fichiers] est  imparable. C’est pourquoi nous voulons établir un régime qui permet à chacun de continuer à faire ça sans stigmatiser le public et, au contraire, trouver un moyen pour les artistes et les détenteurs de droits d’ être indemnisés équitablement pour les fichiers musicaux qui sont communs »

« Le partage de fichier a également de nombreux  aspects positifs ,notamment être en mesure de trouver une musique qui n’est plus disponible dans l’offre  commerciale. Si vous êtes en mesure de payer, vous pouvez obtenir une meilleure qualité de fichiers numériques. Mais  même si vous êtes pauvre, vous  êtes capable de découvrir de nouveaux artistes et de les recommander à des amis ».

 

http://torrentfreak.com/canadian-songwriters-want-to-legalize-file-sharing-111206/

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