SOS Hadopi a contacté Pcimpact pour lui décrire l’audition, hier de Robert Thollot, enseignant flashé 3 fois par hadopi . Accompagnée d’un avocate de SOS HADOPI  la « reunion » aurait durée 2 heures
« Robert Tholot a répété à nouveau qu’il n’avait jamais téléchargé les fichiers pour lesquels il a été flashé. La Hadopi lui reproche pour sa part de ne pas avoir changé ses identifiants Freewifi dès le premier ou second email d‘avertissement et de ne pas avoir porté lui-même plainte contre ceux qui avaient utilisé ces données ». Thollot a plusieurs fois souligné qu’il était un simple utilisateur, non féru d’informatique. 

« Étant donné que cet abonné ne comprend pas grand-chose à la finesse de cet univers, il n’a pas été négligent. Depuis février, d’ailleurs il avait pris soin d’adresser un email et un courrier à Free et à l’Hadopi pour obtenir des conseils alors que les IP mentionnées dans les avertissements n’étaient pas celles de son abonnement à domicile (mais celle de son FreeWifi, NLDR). Il n’a pas été négligent. Il s’est renseigné dès le second avertissement, mais il n’a pas obtenu de réponse satisfaisante ! ».

« Free l’a renvoyé sur Hadopi et Hadopi lui a renvoyé une réponse liée à la problématique des hotspots. Caractériser la négligence dans un tel contexte me semble impossible » en déduit SOS Hadopi. « Si on peut considérer qu’il y a un problème de négligence, il y a aussi une négligence dans l’information. »

« La Hadopi a fait descendre de Paris trois fonctionnaires, qui ont passé deux heures pour pas grand-chose. Robert Thollot demande à ce que tout cela s’arrête, cela commence à le lasser.»

« Un avocat c’est 900 euros pour une telle prestation. Les gens se retrouvent ainsi dans une situation délicate pour établir leur innocence ».
La décision de la HADOPI devrait etre rendue sous 30 jours.
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