Les Britanniques pourront bientôt copier des CD et DVD en toute légalité, pour leur seul usage privé sans la moindre compensation financière pour les ayants droit.

Le résultat d’un raisonnement libéral des plus logiques…

En France, en Espagne, en Allemagne… les supports qui permettent la copie privée sont taxés, au titre de la rémunération pour copie privée. Une part du prix revient aux ayants droit. La France connaît l’une des (si ce n’est la) rémunérations les plus élevées d’Europe. Les Britanniques, eux, pourraient ne rien payer du tout.

Le gouvernement Britannique a dit sa volonté de suivre le rapport du professeur Ian Hargreaves.

Si taxe il doit y avoir, elle doit être fixée par les vendeurs de musique et de films, sur le prix des CD et DVD qui risquent d’être copiés, et non être imposés arbitrairement sur tous les supports, pour tous les consommateurs, qu’ils copient ces oeuvres-là ou autre chose. « Les ayants droit seront libres de rechercher toute compensation financière que le marché fournira en prenant en compte la liberté qu’auront les consommateurs d’agir de cette façon (en copiant des oeuvres, ndlr) et en fixant le prix en conséquence », écrivait Hargreaves.

Mais en France l’argumentaire ne prend pas, puisque chacun sait trop bien que la taxe pour copie privée est là pour compenser le piratage, et non la copie d’oeuvres légalement achetées… Une réalité que l’on déguise sous les vêtements d’un anti-libéralisme de circonstance nommé « exception culturelle ».

 


Article numérama http://www.numerama.com/magazine/19528-les-britanniques-auront-la-copie-privee-mais-pas-la-taxe-qui-va-avec.html

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