Six grands studios de cinéma ont déposé une plainte contre la quasi totalité du répertoire de location de DVD du site  Zediva. En effet, le site utilise un moyen astucieux de contourner le barrage imposé par les licences.

Zediva vient de lancer  un service   qui permet aux clients de « louer » et » visionner » des DVD physiques à distance.

Avant de pouvoir voir un film légalement en streaming ( « vidéo à la demande »), il faut attendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après sa sortie en DVD.

Les  services VOD  doivent attendre de longs délais avant que la diffusion numérique soit autorisée, car les Majors ont peur que l’accès à des films récents en VOD  ne »cannibalisent » leurs ventes de DVD.

Zediva a habilement contourné cette restriction en permettant aux internautes de louer un DVD « physique »  qui sera lu à distance dans un vrai lecteur de DVD présent dans leur centre de données! Les Lecteurs DvD  sont reliés sur internet par l’intermédiaire de puissants serveurs. L’internaute peut contrôler à distance toutes les fonctions du lecteur (Lecture, pause, avance rapide…). Les DVD sont loués pour une pour période de 4 heures et pour un prix de 10$ les 10 films.

Pour les ayants droits, Zediva se présente frauduleusement comme un loueur de DVD pour éviter de payer des droits de diffusion. « Ce statut de loueur de DVD est une escroquerie »« Zediva est en réalité un service de vidéo à la demande qui diffuse des films en streaming, en violation des droits des studios. »

La participation de la MPAA en est claire – l’argent, l’argent et plus d’argent. Ce n’est pas tellement Zediva qui les  intéresse, mais l’échappatoire que l’entreprise exploite afin de contourner les restrictions torsadées de l’industrie du cinéma d’auteur . Si de plus grosses entreprises  utilisent cette idée de génie, la MPAA  risque de  perdre son emprise sur les restrictions du droit d’auteur pourtant construit avec soin.

La grande question qui doit être posée est: « En quoi se rendre dans un magasin physique pour y louer un DVD est-il différent de le lire à distance ? La deuxième solution est certainement plus écologique et meilleur marché pour tout le monde. Surtout, du point de vue du droit d’auteur, c’est exactement la même chose »,.

Il n’y a aucune différence. C’est seulement que les studios de cinéma veulent contrôler « qui » peut voir « quoi », « quand » et « où » sur l’Internet, parce qu’ils pensent que cela profite à leur profit.

Espérons que le juge à la Cour fédérale de district de Los Angeles pose les même questions.

Une fois de plus la MPAA tente de garder leur « vache à lait » du droit d’auteurs en vie, en faisant obstacle à l’innovation et en interdisant aux clients de regarder des films d’une manière commode. Ils pensent que cette option sera la plus rentable pour eux, mais ce n’est certainement pas dans le meilleur intérêt des consommateurs, qui pourraient bien être tentés de regarder des films « pirates » à la place.

Article original sous licence CC (en anglais) : http://torrentfreak.com/mpaa-goes-nuts-with-new-movie-streaming-lawsuit-110405/

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