Les belges vache à lait de la Sabam? Après avoir taxé les écoles, la SABAM (équivalent Belge de notre bien aimée SACEM française) est encore une fois intervenue pour faire respecter son régime d’auteur très stricts.

En effet, cette semaine, la SABAM réclame de l’argent aux chauffeurs de camion qui  écoutent de la musique illégalement dans leurs lieux de travail.

La parlementaire Maggie De Block (Open VLD) se plaint que les chauffeurs de camions qui écoutent la radio dans leurs cabines, devraient payer une contribution à la Sabam.

La société des droits d’auteurs considère la cabine d’un camion comme un lieu de travail.  » Cela est un non-sens » déclare De Block. ‘Les chauffeurs ont la radio dans la cabine pas tellement pour la musique, mais bien pour leur sécurité. Donc il est illogique qu’ils payent pour cela. »

Le ministre pour l’Entreprise et la Simplification Vincent Van Quickenborne (Open VLD) lui donne partiellement raison: la radio est essentielle pour le chauffeur de camion. En plus une cabine de camion est un endroit intime.

La Sabam réagit furieusement.  » Nous avons sous la présidence du ministre Van Quickenborne conclu l’accord Unisono avec les entreprises, qui prévoit que toutes les entreprises payent une contribution pour la musique sur le lieu de travail, en fonction du nombre de personnel. Ceux qui ont moins de neuf personnes en sont même exonérés « , a déclaré le porte-parole Thierry Dachelet. Que ces personnes soient assises dans un camion, un bureau ou un studio, ne fait aucune différence réelle.

Il y a des exceptions, comme le secteur social. « Je n’exclus pas que nous tiendrons compte avec les arguments du secteur du transport, mais il n’y a encore rien de décidé, » déclare Dachelet.

Que les chauffeurs aient besoin de leur radio pour leur sécurité, n’est pour Dachelet pas un argument: ils écoutent entretemps quand même de la musique.


Partagez cet article :