Lors de son  procès  IsoHunt s’était défendu en expliquant que le site ne faisait rien de plus ou de moins que « GOOGLE ».

C’est alors que Google craignant un amalgame était  intervenu pour aider la cour à trancher en expliquant que Isohunt était clairement destiné à une utilisation  illégale à la différence  des services de recherches proposés par Google qui n’incitent pas au piratage….

En réplique, Isohunt vient de déposer son mémoire  à la Cour fédérale d’appel  afin de pouvoir être jugé en « appel » par un  jury au lieu d’un jugement sommaire. Dans ce mémoire Isohunt explique que c’est Google qui est le plus grand moteur de recherche BitTorrent sur Internet.

 

En effet, comme c’est souvent le cas, Google  joue un rôle central dans bien des domaines… Dans le mémoire, une étude présente un tableau qui montre que plus de 95 % des  fichiers qui peuvent être trouvés grâce à son moteur de recherches sont également disponibles via Google. (sans compter tous les résultats torrents disponibles sur Google et non sur Isohunt)

 

De plus ,  Google a une « commande « filetype= .torrent » qui permet aux utilisateurs de rechercher uniquement les fichiers. torrent. par le biais de Google et transforme donc ainsi le simple moteur de recherche en un redoutable moteur torrent permettant d’accéder à des milliers de données  « illégales ».

« Les prévenus pourraient faire valoir au jury qu’il est injuste de tenir  Isohunt  responsable si Google qui fournit  dix ou vingt fois plus de torrent est blanchi

Grâce à l’appel, isoHunt espère inverser l’injonction permanente qui lui a ordonné de filtrer ses résultats de recherche, et d’obtenir un procès devant jury, au lieu d’un jugement sommaire.

Dans les faits, des mesures ont déjà été prises par Google. Notamment concernant la saisie semi automatique qui ne doit plus proposer certains mots comme « torrent » mais autorise toujours les associations du genre « torrent download ». Cette limitation est plutôt perçue comme étant de la poudre au yeux, et ne règle en rien le problème.

Au final tout ceci met en lumière un vide juridique quant à la limite de la responsabilité des moteurs de recherche face au piratage. Mais, plus généralement, il faudrait que la loi (tous pays confondus) se modernise et intègre les nouvelles technologies comme partie intégrante de notre vie. La question est donc posée, devons-nous incriminer ceux qui référencent les fichiers pirates, ceux qui les créent ou ceux qui les utilisent ? La responsabilité reste encore aujourd’hui le sujet le plus difficile à traiter dans les lois et condamnations relatives au piratage.

Article Torrentfreak (en Anglais) : Google’s the Largest Torrent Search Engine, isoHunt Tells Court

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